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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 17:18
ALLENDE OU LA TENTATION DU NAZISME

Le portrait que dresse Victor Farias dans son livre Allende, la face cachée, Editions Grancher, 2006 n’a strictement rien à voir avec l’image idyllique véhiculée par la gauche depuis des années.

« Les Hébreux se caractérisent par des formes déterminées de délit : escroquerie, fausseté, calomnie et, surtout, usure. (…) Ces données font soupçonner une influence de la race sur la délinquance ». Ces phrases ne sont pas extraites de « Mein Kampf » ou d’un quelconque discours politique de Hitler mais de la thèse de doctorat de Salvador Allende intitulée « Hygiène mentale et délinquance » soutenue en 1933. C’est un Allende plutôt différent de l’historiographie officielle que nous rend Victor Farias, docteur en philosophie, connu surtout pour son livre sur l’engagement nazi de Heidegger.

Président du Chili entre 1970 et 1973, Allende est resté le mythe du socialisme tué par une conspiration de la droite avec le concours de la CIA qui aurait emmené Pinochet au pouvoir. En réalité, Allende, élu avec un programme social-démocrate, conseillé par des « experts cubains et soviétiques » a eu la mauvaise idée de faire une politique économique marxiste avec des nationalisations et des expropriations qui ont fait fuir les propriétaires et les investisseurs étrangers. Les résultats ne se sont pas fait attendre : crise économique, pénuries, crise politique, démonstrations de masse (les fameuses mères de famille frappant dans les casseroles vides). Le coup d’Etat était donc inévitable (surtout dans cette région du monde) et pour ce qui est du rôle des Américains, l’ouverture des archives soviétiques a bien montré qu’ils n’ont été pour rien ni dans le renversement, ni dans l’assassinat (maquillé en suicide) d’Allende. Voici ce que dit Carlos Rangel dans son célèbre « Du bon sauvage au bon révolutionnaire » (Robert Laffont, 1976) : « Le bouleversement émotif (et idéologique) causé en Amérique latine par la Révolution cubaine fut sans aucun doute l’une des causes fondamentales de l’échec (ou, en tout cas, du dénouement brutal) de l’expérience chilienne de Front populaire. S’il ne s’était pas senti obligé de « se montrer à la hauteur » de Fidel Castro et du Che, et surtout s’il n’avait pas eu sur sa gauche la pression des castristes et des guévaristes, il est probable que Salvador Allende serait encore vivant, qu’il serait président du Chili et qu’il transmettrait la présidence à un successeur régulièrement élu en 1976 ».

Mais revenons au livre de Farias bourré de citations tirées de sa thèse ou de ses discours. Voici ce qu’il préconise en 1939 lorsqu’il était ministre de la Santé : « Le ministre Salvador Allende déclara qu’il étudiait la rédaction d’un projet de loi sur la stérilisation des aliénés, en complément de la lutte contre les maladies vénériennes et le traitement des narcomanes ». A l’époque, seule l’Allemagne nazie avait commencé un programmes similaire… Il confia l’élaboration et l’application du projet à des scientifiques ouvertement racistes comme le Dr Eduard Brücher et le Dr Hans Betzhold, la plus grande autorité sur l’eugénisme au Chili et fervent partisan de l’euthanasie nazie. Une commission ad-hoc est chargée de la formulation du texte définitif d’une loi « eugéniste négative » et des « tribunaux de stérilisation » sont mis en place. Ce projet lancé entre 1939 et 1941 (lorsque Allende fut ministre) est comparable à celui de l’Allemagne nazie commencé en 1933.

Comme un marxiste-léniniste pur sang et comme « progressiste »,  Allende établit des relations entre le délit, la maladie mentale et les races. Ses exemples se référent aux peuples « de couleur » (Hindous, Arabes, Gitans), nomades-vagabonds (Juifs, Bohémiens) ou d’Europe du Sud (Espagnols, Italiens du Sud) mais jamais aux « Nordiques », aux « Germains » ou aux Anglo-saxons. « Les Gitans constituent habituellement des groupements délictueux où règnent la paresse, la colère et la vanité. Les homicides sont très fréquents entre eux ». « La plupart (des tribus arabes) sont aventureuses, imprévoyantes, oisives et portées au vol ». Pour Allende, la mendicité est liée aux troubles mentaux et à l’origine ethnique, la société mériterait d’être « nettoyée » de toutes ces misères. Seule, « une dictature de travailleurs organisés est nécessaire » et capable de le faire.

Bizarrement, toutes ces finesses idéologiques ont été gommées par les admirateurs socialistes de l’ancien président chilien. Et la parution de son livre en France a été ou bien complètement occultée (suite à des luttes intestines, la rédaction de « l’Express » a finalement décidé de ne pas ouvrir le débat) ou bien elle a subi les attaques des gardiens de service (le journal « Libération »). La tentation totalitaire de la gauche est toujours d’actualité.  

En vitrine

Toujours dans la série « la vérité sur les mythes de gauche », signalons la parution du livre The Che Guevara Myth de Alvaro Vargas Llosa. Edité par The Independent Institute, cet ouvrage retrace l’itinéraire (le vrai) de celui qu’on surnommait « la machine à tuer de sang-froid ».

Bogdan Calinescu
Le 3 Juin 2006

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Published by Syndicat indépendant de la police municipale - dans Politique