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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 13:53

http://www.nicematin.com/article/faits-divers/cagnes-un-policier-municipal-tabasse-en-pleine-rue

 

s'est fait rouer de coups par un adepte des arts martiaux. Sa collègue, gardien stagiaire, n'a rien pu faire d'autre que de prévenir la police nationale

Il était près de 22 heures samedi, lorsque, lors d'une patrouille, un policier municipal et sa jeune collègue - gardienne stagiaire - repèrent un cycliste, boulevard Maréchal-Juin. Lui, sur le trottoir, elle dans la voiture. Et ce dernier n'a pas de lumière. Ni rien d'autre d'ailleurs, comme des bandes réfléchissantes, lui permettant de circuler en toute sécurité la nuit.

Il est 22 heures passées donc, lorsqu'ils décident de se mettre à sa hauteur pour lui dire de faire attention, lui faire remarquer qu'il n'est pas visible par les voitures... Mais ils ont à peine le temps de se positionner à sa hauteur, qu'il se met à les invectiver copieusement.

L'agression verbale va vite dégénérer, lorsque le policier municipal demande au cycliste de descendre de son vélo.

« Je vais te tuer »

Ce dernier s'exécute non sans décocher une droite au représentant des forces de l'ordre.

Puis, les coups deviennent plus violents. Le policier tente de se défendre mais l'agresseur est grand et pratique la boxe thaï.

La stagiaire impuissante, car elle n'est pas armée, tente comme elle le peut de retenir le bras du fou furieux. Mais elle se fait renvoyer dans les cordes. Son collègue est à terre, assommé. Des voitures s'arrêtent pour regarder la scène. Personne ne descend pour porter secours au policier municipal qui tente avec sang-froid de protéger son arme de service que son attaquant essaie de prendre. A plusieurs reprises, l'agresseur le menacera : « Je vais te tuer. »

C'est un motard qui le premier va tenter d'empêcher le massacre, vite rejoint par une patrouille de la BAC et une autre de la police nationale, appelées par la gardienne stagiaire. Huit à dix personnes qui réussiront non sans mal à maîtriser l'assaillant adepte des arts martiaux.

La collègue de la victime est choquée, elle aussi en arrêt de travail depuis l'incident.

Mais, choquée, elle n'est pas la seule à l'être au sein de la PM cagnoise. Le ras-le-bol de certains se fait sentir.

Bien sûr, ils parlent sous couvert d'anonymat : « C'est inadmissible que pour une patrouille de nuit un titulaire soit accompagné d'une stagiaire pas armée. Il faut deux titulaires la nuit ! Car on peut tomber sur tout et n'importe quoi, la preuve ! »

Un autre ajoute : « Pire, ils ont renvoyé le lendemain soir, une patrouille de nuit encore avec un titulaire et une stagiaire ! » Et la polémique enfle encore. « Ils ne recrutent que des ASVP à Cagnes, parce que même si c'est officieux leur politique est celle du chiffre et du stationnement. Ça ne se dit pas ouvertement mais nous avons tous la pression. »

Quant au président national du syndicat des polices municipales, Frédéric Foncel, il est furax : « Une policière stagiaire nue comme un verre de lampe n'a rien à faire sur la voie publique. »

Et d'ajouter : « Certains maires font n'importe quoi pour gagner du temps. On met les agents sur le terrain le plus rapidement possible pour mettre du bleu ! C'est de la police électoraliste, ça. »

Le président du SNPM martèle : « Et là, elle n'a pas pu aider son collègue qui était dans une situation délicate puisqu'elle n'était pas armée. Ceci démontre ce que l'on dénonce depuis toujours : le manque d'effectifs. »

Puis il assène : « J'appelle cela faire du bluff sur la voie publique. »

De nombreuses contusions au visage

L'agresseur a écopé d'une simple COPDJ, le 8 septembre. Il est venu en début de semaine présenter ses excuses dans les locaux de la police municipale.

Le policier tabassé, souffre de son côté de nombreuses contusions au visage. Il a une dent cassée et a obtenu deux jours d'ITT.

Au cabinet du maire, on précise que la Ville a porté plainte contre l'agresseur. Et que bien sûr tout est en règle. Alain Lucas explique : « C'est la loi de 1999 qui autorise que des agents de police municipale selon les circonstances et nominativement puissent être autorisés à être armés par le préfet sur la demande motivée du maire. Mais ce n'est pas une obligation. »

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Published by Syndicat indépendant de la police municipale - dans Presse et police municipale