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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 18:49

L’affaire du commissariat commence à faire du bruit

Publié le 15 décembre 2010 par chouan

 Prise en main  politique du commissariat : L’affaire commence à faire du bruit

Nous avons été les premiers à vous informer de la mutation brutale de la Commissaire de police de Draveil. Nous nous posions naïvement la question  des motifs de cette mesure  aussi inexplicable qu’injustifiée.

Un article du parisien du 15 décembre consacré à cette affaire, rapporte les propos d’un syndicaliste policier qui confirme le limogeage de la commissaire, fonctionnaire remarquablement notée. Même le maire de Vigneux, pourtant ami politique UMP de Georges Tron, s’est étonné auprès du Préfet de cette violente mutation d’une fonctionnaire réputée pour sa grande compétente. Un syndicaliste policier décrit cette situation comme du jamais vu » (article du Parisien) ; une pétition signée par une grande partie des fonctionnaires du commissariat a été envoyée au préfet.

TeleEssonne diffuse un reportage sur cette affaire : lien.

Le maire s’était même autorisé dans son dernier édito du Vivre à Draveil à annoncer une restructuration du commissariat prétendument « attendue par les Draveillois ». Qui peut croire qu’un maire puisse avoir légalement autorité sur une administration pour la restructurer ? N’y a-t-il un encore un scandaleux mélange des genres ? Qui a entendu parler en ville de « demande de restructuration du commissariat » alors que nos policiers sont réputés pour leur efficacité ?

Interrogé sur ce sujet successivement par M. Groiselle (PS) et Mme Sorolla (MODEM) lors du dernier conseil municipal,  le maire s’est livré, sur le ton de la confidence, à quelques aveux publics édifiants pour un maire et inquiétants pour un ministre. 

Des allégations publiques et nominatives scandaleuses contre des fonctionnaires

Confirmant un secret de polichinelle dont nous avions fait part, il a avoué avoir entretenu des relations tendues pour ne pas dire exécrables  avec le commissariat, étant tout disposé à sacrifier l’efficacité de notre police à ses humeurs. A moins qu’il ne supporte pas d’avoir un commissaire de police femme sur Draveil? Nous ne voulons pas croire à une réaction rétrograde de bourgeois du XVème en costume trois pièces!

Avec une argumentation à laquelle il ne semblait pas croire lui même, il s‘est livré durant de longues minutes à un réquisitoire public contre les fonctionnaires de police de Draveil portant contre eux des accusations d’une extrême gravité sans pour autant apporter d’éléments probants pour étayer ses allégations.

Le maire lâche les vraies raisons de sa hargne à l’égard du commissariat

Finalement, dans la logorrhée dans laquelle ce parloteur finit toujours par sombrer, le maire lâcha la vraie raison de sa hargne à l’égard de la hiérarchie policière de Draveil : « le manque d’objectivité »   à l’égard d’un groupe qu’il nomme d’un terme quasi sectaire qui désigne, dans son esprit tortueux et tourmenté, les opposants au projet Joffre.

De multiples tentatives d’instrumentalisation de la police sur Draveil

On se souvient que dès le début de la contestation de son projet de bétonnage de la forêt , il avait tenté d’instrumentaliser la police contre ses opposants : convocations comminatoires des membres du « Collectif des habitants » au commissariat, envoi de policiers devant l’école de Champrosay, mobilisation du commissariat pour retrouver les auteurs de la pose d’un autocollant sur un réverbère, convocation répétées du président de l’Association Draveil Villages pour des motifs futiles …  Puis au fil de l’année, voulant alimenter des persécutions policières incessantes contre ses opposants, le maire comme certains de ses adjoints, se sont faits une spécialité des dénonciations fantaisistes pour lesquels la police n’a pu que conclure à des classements sans suite. On comprend qu’ayant voulu sans succès tenté d’instrumentaliser des policiers légalistes, le maire puisse vouloir mâchonner sa vengeance contre des fonctionnaires trop républicains à son goût.

De la « normalisation » aux lettres de cachet

Et comme Georges Tron est quelqu’un qui ose tout (c’est même à cela qu’on le reconnait sur Draveil), il se croit autorisé à déclarer publiquement que le prochain commissaire serait dans «  la ligne » *(sic)de relations précédentes. Du temps de certaines dictatures, on appelait cela « la normalisation ». 

Le rêve tronesque d’une police politique à ses ordres sur Draveil ?

Inutile de préciser que, si des pratiques antirépublicaines devaient désormais apparaître au commissariat de Draveil sous des pressions politiques municipales, ministérielles ou les deux, l’association se ferait un devoir d’alerter les Draveillois,  les instances administratives hiérarchiques de contrôle et la presse de ces abus de pouvoirs.

Est-il besoin de rappeler à M. Tron dans son Château et aux éventuelles fonctionnaires militants que,  depuis la Révolution, les pouvoirs des seigneurs féodaux ont été abolis et que  les lettres de cachet ont été supprimées.

  • Propos disponibles sur enregistrement

http://www.draveil-villages.fr/?p=2093

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Published by Syndicat indépendant de la police municipale - dans Politique