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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 15:00

delacroix

 

 

http://www.draveil-villages.fr/?p=2214

 

"Nous n'héritons pas de la terre de nos parents, nous l'empruntons à nos enfants." Antoine de Saint-Exupéry

Une nouvelle petite cabale qui témoigne de la volonté d’intimider les opposants. Dans une débauche de moyens municipaux, Georges Tron, envoie son premier adjoint distiller dans vos boites aux lettres, sa bonne parole répressive. La dernière cabale du jour contre les opposants est sortie. Richard Privat, le Pagnolesque adjoint  de Georges Tron,  s’est rendu signataire d’un courrier accusateur contre Philippe Brun président de l’Association Draveil Villages.

(Il oubli de vous dire qu’il est lui même convoqué prochainement devant le tribunal d’Evry pour répondre d’une diffamation publique qu’il aurait commise dans des conditions similaires).

Une fois de plus, on notera que le maire, toujours aussi courageux, se sera visiblement défilé, laissant à d’autres prête-noms l’indignité de certaines petites pratiques municipales.

La criminalisation des opposants : un grand classique dans tous les régimes totalitaires

Comme dans tous les régimes totalitaires, il s’agit d’un petit procédé qui vise à « criminaliser » les opposants pour les faire passer pour des délinquants.

Notons que le sous-ministre Tron est un habitué de ce genre de méthode. Rappelez-vous : il avait utilisé la même contre les opposants draveillois à la réforme des retraites. Sur canal Plus, il avait ainsi affirmé avec un aplomb incroyable, mais de manière parfaitement mensongère, qu’il y avait des casseurs dans la manifestation devant la mairie. Draveil Villages vous en avait rendu compte : (voir l’article)

L’utilisation du papier à en-tête de la ville permet de crédibiliser les écrits fantaisistes du signataire mais surtout de faire payer l’impression et la distribution de ce courrier par les contribuables Draveillois.

Revenons sur le fond et voyons donc les crimes dont on accuse Philippe Brun :

1) Philippe brun se serait rendu coupable de « troubles manifestement illicites pour la commune de Draveil » : traduisez, dans le cadre du débat sur le PLH/PLU, Philippe Brun  a collé des affiches sur huit panneaux associatifs. La mairie a invoqué alors la période électorale pour obtenir l’interdiction de cet affichage et tenez vous bien a saisi les tribunaux. (Toujours avec l’argent des Draveillois, bien entendu).

Philippe Brun n’a pas eu d’amende, le juge lui demande de participer, en vertu de l’article 700, à une partie des frais d’avocats de la partie adverse. Le juge constate dans ces attendus  que la demande de la mairie est devenu sans objet.

Ce monsieur aux connaissances juridiques approximatives méconnait la première règle du droit français «  où toute personne suspectée ou poursuivie est présumée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été établie » et ce par une Cour statuant en dernier ressort. Pour parfaire sa connaissance en droit il est utile de lui rappeler que « les atteintes à la présomption d’innocence sont prévenues, réparées et réprimées dans les conditions prévues par la Loi ».

C’est donc tout naturellement, malheureusement pour les pauvres contribuables que nous sommes, qu’il devra une fois de plus engager l’argent municipal, puisque très certainement le pourvoi en appel sera formé.

On est donc très loin de l’habillage malveillant que Richard Privat utilise pour salir.

Notons que d’autres candidats et d’autres forces politiques ont collé sur les mêmes panneaux sans susciter la moindre réaction de la mairie.

Pourquoi y aurait il un « trouble » lorsqu’il s’agit de Philippe Brun ?

Pourquoi cet acharnement sur Draveil Villages et son président ?

Philippe Brun se réjouit de se voir décerné le brevet du meilleur opposant.

Pourquoi d’autre part, la municipalité tente-t-elle d’empêcher la libre expression des associations pendant la concertation sur la modification de règles d’urbanisme de la ville ?

Serait-elle gênée par un débat démocratique sur les projets d’urbanisme du maire ?

Aurait-elle des choses à cacher ?

 2) Une autre procédure serait en cours « pour atteinte à l’environnement » : sur demande particulière d’un « homme important », le Ministère de l’écologie a dépêché un agent « enquêteur » sur Draveil pour recenser 7 affichettes format A3 de « bonne année 2011» collées par Draveil Villages. (Voir les faits) Le bilan carbone de ce type opération, rend ubuesque ce type d’intervention spéciale.

Pire, pour les libertés publiques, le caractère parfaitement inhabituel de cette intervention du Ministère de l’écologie contre une association de citoyens, loin d’illustrer la prétendue immoralité de Philippe Brun, démontre l’utilisation abusive des moyens de  puissance publique faites par les « dignitaires » en place.

On notera qu’en toute simplicité, le maire a écrit au Préfet pour lui demander avec un sérieux inquiétant à propos des affichettes de « bonne année 2011»  de faire cesser un affichage « portant atteinte au respect et à la considération qui me revient… » (sic). (Lettre au préfet) (Réponse du préfet)

L’histoire ne dit pas s’il a demandé au représentant de l’Etat, le rétablissement des lettres de cachet et la réouverture de la Bastille pour offense au seigneur poudré et implanté dans ces lieux!

 3)    Sur les procédures pour un prétendu outrage et une prétendue diffamation à l’égard de Georges Tron dont Philippe Brun serait l’objet, elle n’existe que dans l’esprit affabulateur de l’auteur de la lettre et de son commanditaire.  Il est des avocats qui n’ayant leur titre que par équivalence, n’ont pas appris en cours de libertés publiques que la critique et l’ironie font partie de la liberté d’expression

 La vérité est beaucoup plus simple. Philippe Brun est un honnête citoyen qui a eu le tort, aux yeux de Georges Tron, d’exercer son droit d’expression.

Le maire n’apprécie visiblement pas qu’une association insensible aux menaces et aux intimidations s’oppose à ses projets insensés pour la ville avec les armes de la démocratie.

Notre association citoyenne composée de bénévoles courageux et désintéressés continuera à dire la vérité, à se scandaliser des pratiques népotiques (embauche de la belle sœur), à dénoncer les gaspillages (note de frais de restaurant). Elle continuera d’informer sur l’imcompétence à gérer (explosion des coûts de réalisation de la piscine de 9 à 17 M€) et de s’opposer  a un système arbitraire (ex : « aide exceptionnelle » de 50000 € à l’entreprise de la maçonnerie du candidat remplaçant de « la majorité municipale »).

Plus les jours passent plus le système Tron apparaît tel qu‘il est vraiment c’est-à-dire simplement insupportable.

Quant à nous, très serein, nous sommes sûr de la victoire du bon sens.

Nous recevons de nombreux témoignages de soutien de Draveillois, scandalisés en voici un : «  nous avons reçu ce jour un courrier de R. Privat adressé – semble-t-il – à l’ensemble de la population Draveilloise, concernant les procédures lancées à l’égard de votre association et de votre Président. Nous sommes profondément scandalisés par la nature de ce courrier et atterrés par la menace énoncée en fin de courrier : « D’autres procédures de même nature seront engagées à l’encontre de ceux, personnes physiques ou morales, qui agiront de façon similaire contre les intérêts de la ville ou de ceux en charge de sa gestion ». La mairie de Draveil instaure explicitement un système qui remet en cause le concept même de démocratie et promet de « punir » ceux qui pourraient s’opposer à la pensée unique que nous propose les élus actuellement au pouvoir. Quelle honte. Nous ne pouvons nous empêcher de faire le parallèle avec les systèmes dictatoriaux qui ont profondément marqué le 20ième siècle. Et nous sommes à Draveil en 2011.« 

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Published by Syndicat indépendant de la police municipale - dans Politique