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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 16:08

Voilà ce que nous apprenons sur l'insécurité dans la bonne ville de Soyaux , 11 000 habitants :

 

http://www.nationspresse.info/?p=115739#more-115739

 

Lu pour vous sur la Charente Libre

La mairie de Soyaux a organisé hier soir, à chaud, une réunion publique sur les questions de sécurité. Une centaine d’habitants du quartier ont participé à des échanges houleux.

La réunion d’hier soir à l’école Freinet aura eu au moins le mérite de servir d’exutoire aux victimes d’actes de délinquance du quartier du Champ-de-Manoeuvre.

Une centaine de riverains sont venus vider leur sac. Avec colère souvent, émotion parfois. « Monsieur le commissaire, j’ai peur pour ma vie, lâche une femme submergée par les larmes. Ils m’avaient prévenue qu’ils brûleraient ma voiture en représailles. Maintenant, ils m’ont menacée de mort. »

« Mon fils a été passé à tabac parce qu’il a refusé de donner une cigarette à ces voyous, crie une mère de famille. Je suis allée porter plainte, et puis rien. Lorsque mon fils a été menacé de mort, on m’a dit que je ferais mieux de déménager. C’est ce que j’ai fait après trente-et-un ans passés dans cette cité. »

« Pouvez-vous enfin arrêter les trafics de drogue qui, jour et nuit, ont lieu au sixième étage de la Tour W1 ? », s’indigne ensuite une locataire.

« On vit dans l’angoisse »

Pour Cédric Esson, le directeur de la police, présent aux côtés du maire, cette situation n’est plus acceptable. « Vous devez collaborer avec nos services pour nous aider à les arrêter. J’ai besoin de témoignages pour agir », exhorte-t-il. « On les connaît tous, les coupables, répond un homme dans la salle. Mais quand on voit qu’aussitôt interpellés, ils sont remis dehors, on n’a pas le courage de les défier. On vit dans l’angoisse. » 

« C’est collectivement que nous devons répondre, pas individuellement », lui propose un habitant. « D’accord, mais en attendant, je fais comment pour travailler et nourrir ma famille sans mes véhicules qui ont été brûlés ? J’ai besoin d’aides et je veux changer de logement », martèle une des victimes du dernier incendie.

« Je ne peux pas faire de miracle, répète François Nebout, le maire. Nous devons faire pression sur la préfecture pour qu’elle dégage plus de moyens en effectifs de police dans le quartier. » Une démarche à laquelle souscrit Abel Migné, le président de Logélia. « Je suis prêt à étudier toutes les solutions pour assurer la sécurité de mes locataires, y compris la vidéosurveillance, si la mairie m’en fait la demande. Mais ces moyens ne se substitueront pas à la nécessité de renfort de police. C’est à l’Etat de garantir notre sécurité. »

Pour autant, selon le commissaire, cela ne suffira pas à résoudre le mal dont souffre la cité. « La solution est dans le long terme. Si certains veulent empêcher la transformation de ce quartier, c’est parce qu’une minorité active, à terme, n’y aura plus sa place. »

Un décalage entre les besoins imminents et l’analyse qui fait bondir les habitants. « On ne va pas attendre la fin des travaux pour les voir partir, lance un homme prêt à se mobiliser. S’il faut créer des milices pour assurer notre sécurité dans la rue, on va le faire. »

 

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Rappelons une nouvelle fois que sur la commune c'est au MAIRE , représentant de l'Etat , d'assurer la tranquillité, la sélubrité et la SECURITE PUBLIQUES .

 

Or que fait le maire de Soyaux pour assurer la sécurité de ses administrés qui menacent de créer des milices ? En réalité pas grand chose ...

 

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http://www.ouest-france.fr/dossiers/municipales2008_detail_-Soyaux-11-000-habitants-investit-dans-la-police-municipale_35428-564843_actu.Htm

 

Délinquance : comment font les petites villes

mardi 19 février 2008

Soyaux, 11 000 habitants, investit dans la police municipale

Ouest-France
Le maire, François Nebout, en compagnie du chef de la police municipale, Éric Gammaury. : Ouest-France

Sa commune n'est pas riche. Seulement 45 % des foyers paient la taxe d'habitation, soit beaucoup moins que la moyenne nationale. Pas très grande non plus : 11 000 habitants, en périphérie d'Angoulême (Charente). La délinquance ? Pas pire que dans une autre banlieue populaire.

Pourtant François Nebout, le maire de Soyaux, a investi dans une police municipale. C'était en 1991, deux ans après que ce médecin généraliste classé « divers droite » eut ravi la ville à la gauche. Fidèle à l'engagement pris pendant la campagne, il recrutait un ancien gendarme, lui nommait un adjoint trois ans plus tard. Puis, en 2001, portait à cinq le nombre des policiers.

Aujourd'hui, il s'apprête à franchir un nouveau palier avec l'instal- lation d'un système de « vidéo- protection » autour des bâtiments publics. Il devrait coûter entre 200 000 et 300 000 €.

Pour justifier ses choix, quitte à encore alourdir un budget de fonctionnement déjà « très important », François Nebout explique qu'il doit la tranquillité à ses administrés : « Cela fait partie de mes devoirs. » Et que, sans sa petite équipe de fonctionnaires en uniforme, il serait impossible de la leur garantir.

La police de proximité : supprimée

L'essentiel du travail des policiers s'exerce au Champ-de-Manoeuvres, un quartier qui concentre un nombre impressionnant de logements sociaux : 5 000 foyers, dont 2 000 en HLM. Quartie r d'immigration avec « une quarantaine d'ethnies représentées ». Quartier pauvre donc, où le taux de chômage dépasse celui, pourtant élevé, de l'agglomération (18 %).

Au Champ-de-Manoeuvres, la police municipale a pour mission d'être en permanence sur le terrain. « Nous avons un travail d'écoute, de médiation et de dialogue, y compris avec les jeunes réputés durs », commente son chef, Éric Gammaury. Les agents ne portent pas d'arme, « je ne le souhaite pas du tout », explique le maire. Leur rôle n'est pas répressif mais dissuasif, éducatif parfois. C'est ainsi que Soyaux cherche à faire baisser le nombre des petits délits, notamment les actes de vandalisme et les cambriolages dans les écoles, gymnases ou salles associatives.

Plutôt que l'insécurité, François Nebout préfère évoquer l'incivilité. Les petits dérapages, les manquements véniels à la loi mais qui peuvent pourrir la vie au quotidien. En premier lieu les attroupements bruyants et alcoolisés de jeunes aux portes d'immeubles, dans les squares...

En 2001, une police de proximité avait été mise en place par le ministère de l'Intérieur à Soyaux. Puis supprimée. Cherchez l'erreur.

 

Marc MAHUZIER.

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Oui effectivement comme dit le journaliste de Ouest France cherchez l'erreur ...
Nous en voyons plusieurs ...
1) Quel est le statut du chef de la Police Municipale qui est en civil sur la photo ? Ou bien il est statutaire et doit PORTER SOn UNIFORME, ou bien il ne l'est pas et n'a pas à diriger un service de Police Municipale
2) 5 policiers pour une ville de 11 000 habitants...Cherchez l'erreur !!!!!  Le coût ? Le maire a t'il chercher à créer une police intercommunale pour partager les coûts avec les communes avoisinantes ? Pas à notre connaissance .
3)  "Nous avons un travail d'écoute, de médiation et de dialogue, y compris avec les jeunes réputés durs », commente son chef, Éric Gammaury. Les agents ne portent pas d'arme, « je ne le souhaite pas du tout », explique le maire. Leur rôle n'est pas répressif mais dissuasif, éducatif parfois."
Policiers non armés, utilisés comme médiateurs et dialogueurs, pas comme policiers . Non seulement cette police n'est pas dissuasive,de fait, non seulement elle n'est pas équipée des moyens de défense nécessaire à la sécurité des fonctionnaires mais aussi des citoyens , mais elle est manifestement employée non comme une police mais comme une équipe de médiateurs des rues selon une doctrine d'emploi digne des Bisounours qui ont une vision faussée des questions de sécurité publique .
CQFD . 521965-quimby large 

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Published by Syndicat indépendant de la police municipale - dans Sécurité