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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 15:28

intertruc syndical

 

Faut-il armer les policiers municipaux marseillais ? Pour les partisans de cette mesure, les événements du 10 avril dernier montrent qu'il est urgent... de ne plus se poser la question. Ce jour-là, vers 18h30, lors d'une mission de routine, une voiture de la police municipale a essuyé des tirs, sans doute ceux d'une arme 22 Long Rifle, à la cité des Oliviers (13e). Deux projectiles sont venus se ficher dans le pare-brise, à quelques centimètres du siège conducteur.

"Il faut donner à nos policiers les moyens de se défendre", clame aujourd'hui Jean-Claude Gaudin. Jusqu'à présent farouchement hostile à l'armement de ses agents, le maire dit s'être laissé convaincre, "par la multiplication des agressions et des incivilités".

Aussi, deux jours après la fusillade des Oliviers, le maire a profité de l'inauguration du centre de vidéosurveillance de la Belle-de-Mai pour officialiser une décision qu'il mûrit depuis 3 ans. Fin juin, la proposition d'armer les "city cops" "de gilets pare-balles et d'armes de défense non létale type flash-ball ou taser", sera présentée en comité technique paritaire. Ces nouveaux équipements pourraient arriver dès l'automne prochain à la base de Plombières. Officieusement, la Ville n'exclut pas de franchir l'étape supérieure, en autorisant l'usage d'armes à feu de 4e catégorie, type revolver calibre 38 ou pistolet 7,65.

L'uniforme ne suffit plus

Le choix des armes, les principaux intéressés s'y rallient, "même si c'est le signe d'un échec : l'uniforme ne suffit plus à se faire respecter", soupire un policier. "Les agents sont assez partagés sur la question. Une majorité est favorable aux armes de défense mais pour les armes à feu, c'est plus délicat", estime Antoine Iskandar de l'Intersyndicale SDU13 CGT, CFTC, UNSA. Pour FO (majoritaire), "il n'y a pas d'opposition de principe à l'armement" ; mais le syndicat s'inquiète de l'utilisation de ces nouveaux équipements et de la réorganisation qu'ils supposent.

Et d'abord, comment va-t-on former les agents au maniement de ces armes ? Même si 100 recrutements de policiers sont en cours (la plupart pour la vidéosurveillance), les effectifs restent très tendus. "Pendant que les collègues seront en formation, qui sera sur le terrain ?" s'interroge Alain Vollaro. Ce problème d'effectifs vient se surajouter à celui de la police nationale. Résultat : "On doit déjà abandonner certaines de nos missions coordonnées, prévues par le contrat local de sécurité".

Autre souci, le matériel alloué au service. S'il y a du mieux dans l'entretien et le remplacement des véhicules de police, les liaisons radio restent un perpétuel motif d'inquiétude. "Le matériel est vétuste. Sur certaines zones du territoire communal, les ondes ne passent pas. En cas de problème, les équipages sont dans l'incapacité d'appeler les renforts", explique Alain Vollaro. C'est d'ailleurs ce qui s'est produit le 10 avril dernier , aux Oliviers. La patrouille, isolée du reste du monde, a dû prendre la fuite pour se mettre à l'abri du tireur embusqué.

Reste que pour les syndicats l'arrivée des armes constitue un argument de poids pour faire évoluer le statut de la profession : à ce jour, policier municipal n'est pas légalement considéré comme un "métier à risque".

 

Sophie MANELLI

http://www.laprovence.com/article/a-la-une/les-policiers-municipaux-marseillais-bientot-armes

 

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Une fois de plus la duplicité du SNPM-FO apparaît au grand jour ! Le SNPM essaye de faire croire qu'il se bat pour l'armement des policiers municipaux mais à Marseille il est beaucoup plus frileux :""il n'y a pas d'opposition de principe à l'armement" ; mais le syndicat s'inquiète de l'utilisation de ces nouveaux équipements et de la réorganisation qu'ils supposent."  (SIC !)

 

La "Provence" ne donne pas la parole aux syndicats professionnels , y compris ceux qu'elle a interviewé, dont le SDPM. Le SIPM-EUROCOP premier syndicat européen de police ou l'USPPM sont ignorés !

 

POURQUOI ?

 

Rappelons à ces journalistes qui ne donnent pas toute l'information qu'il n'y a pas d'élections professionnelles au sein de la Police Municipale !

 

Les syndicats élus par les cantoniers n'ont pas plus de représentativité que les syndicats professionnels de police municipale ! Et dans la réalité beaucoup moins ! Ils ne représentent qu'eux même et leurs petits intérêts perso voire politiques !

 

SIPM-EUROCOP le 21/04/2012

 

 

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Published by SIPM - EUROCOP - dans Communiqués