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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 14:22

Depuis plusieurs années, plusieurs films avec Debouze tentent de culpabiliser les Français et nos frêres Harkis injustement abandonnés .

 

Un article de Valeurs Actuelles remets les choses en place .

 

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Mémoire. A propos du film "Hors-la-loi".

Sétif, une autre vérité historique

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C’est un fait entendu, en particulier pour les historiens proches du FLN : le 8 mai 1945 à Sétif, une manifestation “pacifique” d’Algériens revendiquant l’indépendance dégénère et l’armée française la réprime avec des moyens disproportionnés qui feront “45 000 morts”, chiffre invérifiable, ce qui marquera le début de la guerre d’Algérie. C’est cette thèse que reprend le film Hors-la-loi de Rachid Bouchareb pour « rétablir la vérité historique » comme il le déclare en juin 2009, même si depuis il semble moins affirmatif.

Or, rien n’est plus discutable et l’on peut s’étonner que cette thèse ne soit jamais débattue, que les historiens qui ont un point de vue différent ne soient jamais interviewés, que les témoins survivants des massacres d’Européens n’aient jamais la parole, que le rapport de la commission d’enquête établi quelques jours plus tard ne soit jamais repris, que l’évocation des évènements par le général de Gaulle dans ses mémoires de guerre ne soit jamais commentée…

Qu’en dit justement le général de Gaulle, qui est l’ordonnateur de la répression et qui, si le chiffre de 45000 morts devait être accepté, serait un criminel de guerre et contre l’humanité, à juger à titre posthume devant le Tribunal Pénal International ? « En Algérie, un commencement d’insurrection survenu dans le Constantinois et synchronisé avec les émeutes syriennes du mois de mai a été étouffé par le gouverneur général Chataigneau. »

En clair, il ne s’agit pas d’une manifestation pacifique qui dégénère mais d’une insurrection programmée et armée, ce qui explique les 103 victimes européennes et les 800 musulmans fidèles à la France, qui sont rarement évoqués sinon pour considérer “leur faible nombre” ; surtout, le général de Gaulle évoque le lien avec les émeutes de Damas en Syrie où interviennent les services secrets britanniques dont il commente abondamment leur action contre la présence française au Moyen-Orient.

Loin d’être seulement l’affirmation d’une volonté d’indépendance, les évènements de Sétif du 8 mai sont à replacer dans un contexte géopolitique général où s’affrontent les intérêts français et anglais en Méditerranée. L’intervention de l’armée française n’est donc pas une “opération de maintien de l’ordre” qui aurait dérivé mais une opération militaire pour affirmer l’autorité de la France dans son Empire contre les menées de ses alliés britanniques (et américains). Cela ne justifie pas pour autant le chiffre aberrant de 45 000 morts qui n’est qu’une affirmation de la propagande indépendantiste depuis son quartier général du Caire (contrôlé par les Anglais !) et complaisamment repris par de pseudo-historiens qui n’ont jamais pu situer un charnier ; les mêmes aujourd’hui réduisent le chiffre de 7 à 8 000, ce qui est encore beaucoup et toujours invérifiable.

Comment se fait-il que ne soit jamais évoqué le rapport de la commission d’enquête diligenté par le général de Gaulle qui a nommé un résistant communiste, le général de gendarmerie Tubert, avec un avocat général et le cadi de Tlemcen ? Ceux-ci considèrent qu’on peut établir le nombre de victimes algériennes autour de 1 500, ce qui est déjà important et suffisant pour être condamnable. Ce rapport est confirmé par le Ministre de l’Intérieur socialiste Adrien Texier et par les délégations du Parti communiste et de la CGT venus sur les lieux car bon nombre de militants ou syndicalistes ont été victimes de l’insurrection nationaliste. En fait la méthode est bien connue : en propageant un chiffre de victimes énorme on interdit d’avance toute contestation et l’on fait des instigateurs d’un massacre, des victimes.

Mais justement qui sont ceux qui ont décidé le déclenchement de cette insurrection qu’évoque le général de Gaulle ? Parmi ceux-ci, un libanais le cheikh Chekib Arslan qui depuis Genève a lancé un appel à tous les musulmans de Syrie, du Liban et du Maghreb pour se dresser contre les « infidèles » au nom du djihad. Lié au mouvement des Frères musulmans, il est l’allié du grand mufti de Jérusalem connu pour ses sympathies pronazies qui l’ont fait se réfugier à Berlin pendant une partie de la guerre ; il est aussi lié à Messali Hadj chef du Parti Populaire Algérien qui a été en contact avec les services allemands de l’Abwehr avant guerre… Tous ces faits sont connus des initiés mais jamais évoqués médiatiquement car jamais débattus publiquement ne seraient-ce que pour être contestés ou confirmés…

De fait le 8 mai 1945 à Sétif c’est une toute autre partie qu’une simple manifestation réprimée ignoblement, qui se joue. Il s’agit de l’émergence d’un mouvement islamiste, qui utilise la cause nationaliste et l’aspiration à l’indépendance de groupes politiques encore très minoritaires, soutenu par des puissances étrangères alliées de la France qui pensent profiter de son affaiblissement. Le général de Gaulle l’a bien compris ; quant à l’Algérie indépendante, elle ne s’est jamais libérée de cette collusion originelle entre islamisme et nationalisme, comme le démontre son histoire récente.

Lionnel LUCA
Député (UMP), vice-Président du Conseil général des Alpes-Maritimes

Photo © Patrick Iafrate

 

http://www.valeursactuelles.com/parlons-vrai/parlons-vrai/sétif-une-autre-vérité-historique20100929.html

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Published by Syndicat indépendant de la police municipale