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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 14:56

Manuel VALLS qui, s'il est aussi bon Ministre de l'Intérieur qu'il a été Maire d'Evry va marquer son temps ( NDR :Le SIPM ayant soutenu Manuel VALLS à une époque où il n'était pas puissant et caricaturé n'a aucun scrupule à dire tout le bien qu'il pense de lui, ayant même une forme d'antériorité et de légitimité à le faire ) a rencontré des syndicats de Police Nationale. Nul doute que le tour des syndicats de Police Municipale ne saurait tarder.

 

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 http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/05/24/01016-20120524ARTFIG00784-police-ce-que-les-syndicats-veulent-dire-a-manuel-valls.php

 

 

 

 

Securité valls

 

Le ministre de l'Intérieur reçoit vendredi matin une quinzaine d'organisations représentatives.

La prise de contact du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, avec les syndicats de police doit avoir lieu vendredi Place Beauvau. Une quinzaine d'organisations, du SGP-FO (majoritaire chez les gradés et gardiens) au Syndicat des commissaires de la police nationale, ont préparé cette réunion importante qui suit la tournée des grandes directions du ministère effectuée par le nouveau premier flic de France depuis sa nomination le 16 mai dernier. Manuel Valls, l'élu d'Évry qui a armé sa police municipale et misé sur la vidéoprotection dans sa ville, jouit d'une bonne image dans la «grande maison». Et il s'est entouré de professionnels à l'excellente réputation. Mais son silence dans l'affaire de la suppression annoncée des tribunaux correctionnels a déjà instillé un doute sur ses marges de manœuvre vis-à-vis de l'aile gauche du PS. Saura-t-il défendre ses troupes, policiers et gendarmes? Les syndicats devraient en tout cas évoquer les cinq préoccupations remontant de leur base.

• Clarifier la relation avec les juges

La mise en examen, le 25 avril dernier, pour homicide volontaire d'un agent qui avait tué un truand armé et en fuite à Noisy-le-Sec a été le catalyseur d'un certain malaise dans la police. «Nous réclamons une meilleure protection juridique pour les policiers en intervention, en leur accordant une présomption de légitime défense dans de telles situations et le maintien de leur traitement si la justice les prive d'activité durant l'instruction de l'affaire. Nous dirons au ministre qu'il faut s'inspirer des garanties accordées aux gendarmes», déclare Jean-Claude Delage, le patron d'Alliance, deuxième force syndicale dans la police. «Au-delà du cas de Noisy, les policiers ont trop souvent le sentiment d'être lâchés par une poignée de juges mus par l'idéologie», estime Patrice Ribeiro, le patron de Synergie-officiers.

• Préserver la police judiciaire

Au syndicat des commissaires, dirigé par Sylvie Feucher, certains chefs de services mettent en garde: «L'Intérieur doit résister à la vieille tentation de mettre la police sous la coupe totale de la justice, notamment la police judiciaire.» Et l'un d'eux de rappeler: «Defferre et Joxe autrefois avaient tenu bon».

• Abandonner la politique du chiffre

La «culture du résultat» pratiquée depuis 2002 n'a plus le vent en poupe. Si Nicolas Sarkozy a restauré l'efficacité policière, avec une affaire sur trois résolue contre une sur quatre sous Jospin, la machine semble s'être enrayée depuis trois ans. La gauche ne veut pas tomber dans le piège des comparaisons avec les meilleures années de la droite au pouvoir. Et les syndicats, majoritairement à gauche dans la police, feront tout pour que les policiers de terrain échappent à la «pression du chiffre». L'Observatoire national de la délinquance, garant de l'orthodoxie comptable, va d'ailleurs être réformé…

• Stopper l'hémorragie des effectifs

Pas moins de 12.000 postes ont été supprimés dans les forces de l'ordre, au nom de la rigueur budgétaire. Il n'a pas échappé aux syndicats que François Hollande a promis de créer 10.000 postes de gendarmes et de policiers, de magistrats et de greffiers en cinq ans. Soit autant que ce qu'a coûté en effectifs la mise en place des 35 heures dans ces institutions… «Mais dans la police si cette politique consiste à remplacer des agents de plein exercice par de simples adjoints de sécurité, les gains seront moindres», affirme un officier de Synergie.

Relancer les réformes statutaires

La réforme des corps et carrières lancée en 2002 devait répondre à l'aspiration légitime de la base à prendre des responsabilités. Ce faisant, les corps de commandement ont subi des coupes claires. Au point de menacer l'existence même des commissaires, institution séculaire. Sylvie Feucher, la patronne de leur principal syndicat, prévient: «Nous réclamerons le respect du principe hiérarchique et la fin du clanisme dans les nominations.» Manuel Valls va découvrir les joies de la cogestion avec les syndicats, à laquelle Nicolas Sarkozy lui-même n'a pu échapper.


Un cabinet de supertechniciens Place Beauvau

«De grands professionnels.» C'est en ces termes qu'un ancien du cabinet de Claude Guéant qualifie, beau joueur, l'équipe qui entoure le nouveau ministre de l'Intérieur. Le préfet Jean Daubigny, 64 ans, en assure la direction. Il était jusqu'ici préfet des Pays de la Loire, sa cinquième préfecture de région et surtout le fief électoral du premier ministre, Jean-Marc Ayrault, qui le connaît et l'apprécie. Renaud Vedel, formé à l'école du préfet de police de Paris, Michel Gaudin, devient, quant à lui, l'un des deux directeurs adjoints de cabinet. Il a suivi et orchestré avec son ancien patron les principales réformes d'organisation de la police et de la gendarmerie depuis 2002. Ce technicien chevronné, promu préfet en 2012 par Nicolas Sarkozy, n'a jamais caché sa sensibilité de gauche. Durant la présidentielle, il a participé à plusieurs réunions du think-tank du PS Terra Nova. Autre poids lourd du cabinet: le général Denis Favier, responsable

du pôle gendarmerie. Cet ancien chef du GIGN avait dirigé l'assaut contre un Airbus piraté par des islamistes à l'aéroport de Marignane en 1994. Le conseiller police, Jacques Méric, inspecteur général de la police nationale, a été patron de la Sécurité publique dans la bouillante Seine-Saint-Denis, puis en Bretagne.

Yves Colmou, ancien pilier de la campagne de Jospin en 2002, tiendra le rôle de conseiller spécial auprès de Manuel Valls.

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Published by SIPM - EUROCOP - dans Sécurité