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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 21:09

Il est de bon ton, en France, de nous moquer des Belges ... Le complexe de supériorité Français nous rend souvent assez désagréables pour les étrangers il nous faut le reconnaître ... Ah la Belgique ! Oubliant Tintin, Spirou et autres merveilles de la B.D. les Français semblent vouloir leur donner la leçon ...Imaginez : ils ont un Roi, et ils n'ont pas de gouvernement (sans catastrophe majeure manifestement ce qui semble presque prouver ...qu'on peut s'en passer !) . pays des paradoxes, composé d'ethnies de cultures et de langues différentes...

 

Alors pourquoi DIABLE ce pays a t'il réussit à réformer en profondeur son système policier entre les Polices Communales et la Police Fédérale alors que manifestement les FRANCAIS en sont INCAPABLES ????? 

 

Amis Policiers ne vous moquez plus des Belges et lisez ceci . Ils font mieux que nous !!!!

 

B/N SIPM-FPIP/EUROCOP le 09/07/2011 

 

http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/France/Il-y-a-dix-ans-une-vaste-reforme-a-simplifie-le-fonctionnement-des-forces-de-l-ordre-en-Belgique-_NG_-2011-07-06-686597

 

police-belge-megane-200x200Il y a dix ans, une vaste réforme a simplifié le fonctionnement des forces de l’ordre en Belgique

La réforme de la police belge entérinée en 2001 a mis en place une police sur deux niveaux, fédéral et local.

Leurs champs d’action sont strictement définis et distincts, même si les deux polices peuvent être amenées à travailler ensemble.

 

 

En Belgique, la police est organisée selon deux niveaux, depuis la grande réforme entérinée en 2001. À un premier échelon, la police locale, divisée en 195 zones correspondant à de grandes communes ou à des ensembles de communes. 

Cette police de proximité joue un rôle d’accueil et de dialogue et a aussi un pouvoir d’intervention et d’enquête. Premiers sur le terrain, les policiers locaux entament l’enquête et ouvrent la procédure judiciaire.

La « fédérale » intervient à l’appel du parquet

Au deuxième niveau, la police fédérale mène des missions « spécialisées », qui requièrent des moyens importants et spécifiques (hélicoptère, groupes d’intervention, etc.), des missions supra-locales, qui dépassent les limites d’une zone de la police locale, et des missions d’appui. 

Les services de la « fédérale » sont centralisés à Bruxelles et sont présents dans les 26 arrondissements belges. Les deux niveaux fonctionnent de manière autonome mais sont amenés régulièrement à travailler ensemble. Ils sont alors appelés « police intégrée ».

« Par exemple, si un meurtre a lieu dans une commune, c’est la police locale qui commence l’enquête, explique Tine Hollevoet, porte-parole de la police fédérale belge. Après l’ouverture d’une procédure judiciaire, le parquet décide si l’affaire requiert l’intervention de la fédérale. Si c’est nécessaire, le fonctionnement de la police intégrée se met alors en place et les deux niveaux travaillent ensemble ».

L’affaire Dutroux revèle les ratés de l’ancien système

« La réforme a été vraiment très importante », se souvient Tine Hollevoet. « L’affaire Dutroux a mis en lumière des dysfonctionnements dans le système policier et judiciaire belge. » 

Le système était alors divisé entre la gendarmerie – démilitarisée depuis 1991 puisque passée sous le giron du ministère de l’intérieur –, les polices communales, rattachées aux bourgmestres, et la police judiciaire, fonctionnant à un niveau national. 

Une commission d’enquête parlementaire, créée après l’arrestation de Marc Dutroux en 1996, avait révélé d’innombrables ratés dans l’enquête menée dans plusieurs communes de Belgique, dus aux manques de communication et de coordination entre les différents services.

Meilleure circulation de l’information

La loi votée en 1998 refonde le système en profondeur. La gendarmerie est dissoute et intégrée aux niveaux fédéral et local, malgré d’importantes protestations des gendarmes entre 1998 et 2001, date de l’arrêté royal entérinant la réforme. La réforme s’est faite au profit de la police locale qui s’est vu attribuer de nombreux rôles et missions de premier plan.

« C’est une réussite », affirme Tine Hollevoet, pour qui la réforme a permis de renforcer l’efficacité du système. Du côté des syndicats, le constat est plus mitigé. 

« En étant réaliste, on peut dire effectivement qu’il y a eu une légère amélioration grâce à la réforme, notamment au niveau de la circulation de l’information, admet Bernard Jeusette, du syndicat policier Sypol. Mais on est loin du résultat escompté. Les procédures administratives ont été démultipliées et les policiers, fédéraux comme locaux, travaillent plus dans leur bureau que sur le terrain. » Il regrette que l’esprit de la loi de 1998, « une bonne loi » selon lui, n’ait pas été appliqué.

 

Aglaé de Chalus

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Published by Syndicat indépendant de la police municipale - dans Presse et police municipale