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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 23:14


Quelque 3.500 policiers municipaux expriment leur malaise dans la rue

PARIS — "Moins de discours, plus de moyens": environ 3.500 policiers municipaux ont manifesté mardi dans les grandes villes de France pour exprimer leur malaise et obtenir les mêmes avantages que les policiers nationaux.

 

La mort de leur collègue Aurélie Fouquet, 26 ans, tuée le 20 mai lors d'une fusillade dans le Val-de-Marne, a ravivé la colère de ces 18.000 agents municipaux placés sous l'autorité du maire et qui se sentent mal-aimés.

 

Ils réclament de longue date des avantages indiciaires et salariaux proches de ceux des policiers nationaux ou gendarmes, qu'ils disent suppléer "sans avoir la même reconnaissance".

 

Ces rassemblements et défilés, à l'appel d'une intersyndicale de six organisations, étaient prévus avant la mort de Mme Fouquet. Ils ont été maintenus après ce drame qui a bouleversé la profession et une minute de silence a été observée dans les cortèges à la mémoire de la jeune femme.

 

Selon des comptages réalisés par les organisateurs, la police nationale ou les bureaux de l'AFP, quelque 3.500 policiers municipaux ont défilé dans les grandes villes de France.

 

Ils étaient 600, venus de tout le Languedoc-Roussillon, dans les rues de Montpellier à grand renfort de coups de sifflets et de slogans tels "policiers en colère". Le défilé s'est terminé devant la préfecture de région, sur une place rebaptisée "place Aurélie Fouquet".

 

Quelque 300 policiers municipaux, chasubles fluo et casquettes de fonction sur la tête, se sont rassemblés devant la préfecture de Lille. "Moins de discours aux funérailles, plus de moyens pour notre sécurité au travail", proclamait une banderole.

 

A Marseille, deux manifestations ont rassemblé entre 200 et 400 personnes. Patrick Rué, responsable FO, y a exprimé son inquiétude sur des transferts de compétences prévus entre polices nationale et municipale. "Nous voudrions qu'à compétences quasiment égales, on ait des salaires quasiment égaux", a-t-il déclaré, ajoutant : "C'est un ras-le-bol général. Nous sommes des cibles".

 

"On perd une collègue (Mme Fouquet) qui intervenait au début sur un accident et qui se fait assassiner", a-t-il ajouté, dénonçant "une société de plus en plus violente" sans les "moyens de se protéger".

 

A Chalons-en-Champagne, ils étaient une centaine, 350 à Nantes, 200 à 300 à Caen, 240 à Orléans, entre 150 et 200 à Strasbourg et 250 à Lyon. A Bordeaux, 160 à 300 personnes ont défilé derrière des banderoles dont l'une disait : "Mon maire m'a tué".

 

A Toulouse, une centaine de policiers municipaux ont défilé au son de sifflets stridents. "Un lance-pierre - NON - un Taser - NON - un Sig-Sauer (pistolet, NDLR) - OUI", pouvait-on lire sur une banderole.

 

A Paris, ils étaient entre 300 et 500 aux Invalides et une délégation devait être reçue par le président de l'Association des maires de France, Jacques Pélissard (UMP). Certains avaient accroché une cible dans leur dos.

 

Deux réunions se sont tenues la semaine dernière au ministère de l'Intérieur, a rappelé Brice Hortefeux en marge du sommet Afrique-France de Nice.

 

"Le rôle de l'Etat c'est d'offrir un cadre juridique, un cadre légal, qui permette aux policiers municipaux d'accomplir la mission qui leur est confiée par l'autorité municipale", a-t-il déclaré.

 

"Le compte n'y est pas", a dit à l'AFP un responsable syndical, Frédéric Foncel (SNPM-CFTC), après des audiences tenues en fin de manifestations.

 

source : afp

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Published by sipm.fpip.over-blog.org - dans Presse et police municipale