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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 16:30

Les nouvelles priorités de Nicolas Sarkozy pour la dernière partie de son quinquennat

par NICOLAS SARKOZY - COMITE DE SOUTIEN 2012, vendredi 12 novembre 2010, à 16:44

Le chef de l'État, qui pourrait remanier son gouvernement dès lundi, présentera jeudi à la télévision ses nouvelles priorités pour la dernière partie de son quinquennat.

 

Une nouvelle équipe pour la dernière étape. Le secrétaire d'État aux Anciens Combattants, Hubert Falco, a affirmé jeudi que Nicolas Sarkozy procéderait au remaniement dès lundi. Le président, qui rentre samedi de Séoul, doit mettre la dernière main à son casting ministériel: un «gouvernement de combat» et «très politique» , selon plusieurs ministres, programmé pour «réformer jusqu'au bout» et préparer l'échéance présidentielle. «Le sujet, maintenant, c'est comment on gagne en 2012», insiste un ministre. Le chef de l'État livrera jeudi aux Français, à la télévision, ses priorités pour les dix-huit mois à venir.

 

• Pas de «pause» dans les réformes

 

Nicolas Sarkozy veut faire oublier l'idée de «pause», évoquée au lendemain des régionales. «Le président réformera jusqu'à la fin du quinquennat», indique-t-on à l'Élysée. Outre le grand chantier de la dépendance, le chef de l'État veut prendre des mesures en faveur de la médecine de proximité. Sarkozy souhaite également poursuivre la réforme de la justice, avec la possible instauration de jurés populaires auprès de magistrats professionnels dans les tribunaux correctionnels. Le chef de l'État veut apparaître, en outre, comme un président «protecteur»: sur la scène internationale, ce sera l'un des enjeux de la présidence française du G20; dans l'Hexagone, la sécurité des Français reste une priorité. Son programme de réformes d'ici à 2012 vise aussi à le rapprocher des Français, alors que l'opposition lui reproche d'avoir mené une réforme des retraites «injuste» et «sans concertation». «Le président doit exercer son autorité de manière juste et équitable et montrer qu'il est à l'écoute», insiste un ministre. À Bruxelles, fin octobre, puis devant les ministres mercredi, Nicolas Sarkozy a répété qu'il avait entendu les «inquiétudes» des Français et qu'il en tiendrait compte.

 

• Renouer le dialogue avec les partenaires sociaux

 

Le chef de l'État est conscient de la nécessité de renouer le dialogue avec les partenaires sociaux et de rétablir un minimum de consensus social, après la crise des retraites. Deux grands chantiers pourraient y contribuer: l'emploi des jeunes et des seniors, comme l'a suggéré le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque. Autre impératif: renouer le dialogue entre patronat et syndicats. Le conseiller social du président, Raymond Soubie, a confirmé mercredi qu'il restait encore de «grands sujets à négocier» entre les deux parties: les retraites complémentaires, la convention Unedic, la médecine du travail, le juste partage des richesses dans l'entreprise, l'emploi et la formation professionnelle. «Le sujet principal, c'est l'emploi, insiste de son côté un ténor de la majorité. Sarkozy a conscience que les résultats en la matière seront scrutés à la loupe.»

 

Renouer avec les syndicats ne signifie pas pour autant amorcer un «virage social», comme Jean-Louis Borloo l'a laissé entendre. Ces derniers jours, le chef de l'État a répété que ce ne serait pas le cas: « La réforme des retraites, c'est déjà du social!», s'est-il agacé. «On ne va pas changer de politique, confirme au Figaro le secrétaire général de l'Élysée, Claude Guéant. Le président ne veut pas d'une politique qui n'a jamais été la sienne et à laquelle il ne croit pas. Il considère que la première politique sociale, c'est de créer de la richesse pour que les Français puissent en bénéficier.» Les marges de manœuvre de Nicolas Sarkozy sont de toute façon réduites. En 2008, le chef de l'État avait admis que les caisses de l'État étaient «vides». La crise n'a rien arrangé. «On ne va pas dépenser l'argent qu'on n'a pas, concède un conseiller élyséen. Il faut redresser les finances de ce pays. Un de nos premiers objectifs, c'est faire en sorte que notre économie résiste à la mondialisation et reste concurrentielle.»

 

• Réformer la fiscalité

 

Sarkozy devrait lancer en 2011 une réforme de la fiscalité, notamment du patrimoine. Il a laissé entendre qu'il pourrait s'attaquer à deux tabous: la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et celle du bouclier fiscal. Ce dispositif, qui plafonne l'impôt à 50% des revenus, est très critiqué depuis la crise financière, y compris dans la majorité. «Le bouclier fiscal a pris une importance excessive dans le débat public, commente un ministre. À chaque effort demandé aux Français, on nous renvoie au bouclier. Le président veut priver l'opposition de cet argument.» La Cour des comptes est chargée d'étudier les possibles convergences entre les fiscalités de la France et de l'Allemagne. Une loi de finances rectificative, à la fin du printemps, pourrait être l'occasion d'intégrer d'éventuelles mesures. Mais le sujet est sensible. «Supprimer l'ISF est risqué, prévient un ministre. La gauche nous canonnera sur le thème: “Sarkozy, président des riches!” Les sujets fiscaux, ça se traite en début de mandat, pas à quelques mois d'une présidentielle.»

 

• Simplifier la loi et rendre plus efficaces les grandes réformes votées

 

S'il veut poursuivre les réformes, le président n'a pas abandonné son idée de mettre à plat certains grands textes votés depuis 2007. «Nous disposons de retours d'expérience qui pourraient nous permettre d'améliorer et rendre plus efficaces certaines réformes», explique un conseiller. Le texte sur l'autonomie des universités pourrait par exemple être concerné. Sarkozy n'a pas renoncé non plus à alléger certains pans de la législation. L'objectif est de simplifier la vie des entreprises ou des citoyens, en matière d'urbanisme, par exemple. «Compte tenu du calendrier, il n'est pas certain que nous puissions aller très loin», nuance-t-on à l'Élysée.

 

 

 

 

ARTICLE LE FIGARO 12.11.2010 http://bit.ly/cL9HLH

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Published by Syndicat indépendant de la police municipale - dans Politique